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LES MIGRATEURS


Il faisait bien frais ce jour là sur l’île de Okishima. Nous y étions revenus dans l’idée de filmer quelque chose et avec l’espérance du grand soleil. Le soleil était bien là, derrière les nuages. Voici donc, filmé juste avec un téléphone et capté avec le petit studio nomade, cette chanson en solo. Une balade voyageuse, quelques simples accords qui tournent accompagné par la musique des vagues, des oiseaux et du vent. Une histoire de migrateurs en écho à nos vies à tous avec quelques images de l’île. J’espère que ça vous plaira. Elle sera sur l’E.P  » Hirondelle » qui arrive tout bientôt ! 

Les Migrateurs

Les Migrateurs ont des yeux qui voient dans le noir, sur les routes invisibles, même face au soleil / Ils savent que la carte des mondes sans cesse se dessine et modèle des étendues nouvelles

Où les cygnes sauvages passent leurs longs hivers, là on voudrait parfois passer nos vies

Mais la boussole de nos coeurs est avant tout d’aimer les parfums du printemps qui lavent l’air / À ces falaises qui se penchent vivantes sur l’abîme nonchalamment d’oser y faire un nid qui n’aurait pas de poids

À abri d’un ciel rose de fleurs éphémères, chaque année qui reviennent, chaque année les mêmes

Ainsi les cris dans le bleu qui passe nous transperce, regarde de tes yeux comme les migrateurs / Les horizons qui nous cherchent jamais ne se dérobent / Ce bleu là est dans le ciel comme il est dans nos poitrines

Et même s’il est un doute, des nuages qui reviennent, on trouvera toujours les îles de lumière

Sous ces routes qui sont celles des rivières souterraines, les migrateurs guident les amours qui se perdent / Tous ceux qui n’ont pas su dire les mots qu’ils redoutaient et qui dansent encore tout au bord de leurs lèvres

On traverse le temps, on décoche des flèches, elles reviennent toujours au coeur du présent

Même celui encore dans sa cage peut sentir l’éveil lent qui se fait au forêt boréales / L’aspiration vive des grands cygnes sauvages et même les rires fous des jeunes hirondelles

Car le poul du printemps qui pulse sur la Terre, dans un monde qui s’écroule pulse même par dessous

Le printemps qui apporte avec lui la douceur, le soleil qui se fait chaque jour plus clément / Les sourires sur les lèvres et l’amour au sommet comme le bleu du ciel où passe les migrateurs

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